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 SUJET COLLECTIF - Welcome to NY !

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Mayor A. Benson
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MessageSujet: SUJET COLLECTIF - Welcome to NY !   Dim 3 Mai - 15:48

A l'occasion de l'arrivée de nouveaux habitants, un bal est organisé à la mairie. Vous pouvez poster à la suite de ce message et/ou créer un sujet à coté. La salle de bal sera de nouveau fermée début juin. Pour le RP, l'action se passe un samedi soir; le 7 juin plus précisemment.


    Le maire, monsieur Abraham Benson, est nerveux. Bien sûr, il vient de se faire réélire, et a tous les New-Yorkais de son côté, mais... ce soir était un grand soir. Devant le nombre de New Yorkais qui arrivent, et les chantiers qui se font de plus en plus nombreux, une annonce doit être faite. Comme tous ceux qui sont restés ici, il est ému. Parce que ce projet, c'était le sien, au fond. Depuis la fin de la dictature, il est maire de New York. Beaucoup l'ont pris pour un fou. « Maire d'une ville qui n'existe même plus ». Eh bien, il avait sa revanche, désormais. Maire d'une ville qui renaissait de ses cendres; maire d'une ville qui allait redevenir la belle, et splendide New York. Alors que la salle est pleine, il réajuste son noeud papillon, et s'éclaircir la gorge. À chaque pas de plus qu'il fait vers l'estrade où l'attend un pupitre, la salle l'accompagne d'applaudissements rythmés.

    « Merci. Merci. Merci à tous d'avoir été là, pendant ces dernières années. Cela n'a pas été tous les jours facile, et plusieurs fois, nous avons eu envie d'abandonner. Vous, moi... On y est tous passés. Mais il y avait toujours quelqu'un qui nous persuadait de continuer, de ne pas abandonner. Parfois, nous avions l'impression que c'était New York elle-même qui nous parlait... « Ridicule ! » nous criait-on de partout en Amérique. Et bien, je leur répondrai de cette phrase de John Lennon « Vous pouvez dire que je suis un rêveur, mais je ne suis pas le seul ». Ensemble, nous avons tout reconstruit. Nous y avons laissé beaucoup, et vos dons nous y ont aidé. Mais, ceux qui sont restés ne sont pas les seuls à avoir fait des dons. Ceux qui sont partis, aussi; et certains qui n'avaient jamais mis les pieds à New York avant son « année sombre », comme l'appellent déjà certains historiens, nous ont envoyé des dons tout aussi généreux. Mais ce soir, je tenais tout particulièrement à m'adresser à tous ceux qui sont partis, et qui reviennent aujourd'hui. N'ayez pas honte. Vous êtes partis, et c'était votre droit le plus total. Nous ne vous en voulons pas; vous êtes et restez New Yorkais. Soyez ici chez vous. Beaucoup de choses ont changé, peut-être trop au goût de certains. Mais c'est ainsi. Vous tous êtes les bienvenus... Nouveaux, anciens,... Aujourd'hui, comme une nouvelle ère. Et rappelez vous... « Nulle cause n'est perdue si il existe encore un fou prêt à se battre pour elle. ». »

    D'un signe de main, il donna l'ordre à l'orchestre de mettre en place la musique. Au hasard, il se dirigea vers une jeune femme dont la robe blanche moulait particulièrement bien ses formes. Autant lier le plaisir au travail. Au milieu de la danse, il fit signe à tous les autres habitants de venir danser à ses côtés. Evidemment, certains restèrent agglutinés près du buffet, où les canapés et le champagne étaient en abondance...
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December E. Walsh
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MessageSujet: Re: SUJET COLLECTIF - Welcome to NY !   Mer 6 Mai - 23:21

« Tu le savais ? Étais-tu au courant ?
- Je … Ne sois pas en colère contre elle
- Tu n'a pas répondu, Désiré !
- Oui ; j'étais au courant …
- Non ! Tu m'a menti ! »

J'étais une véritable furie dans la maison – prête à tout casser. Nous étions à quelques jours du bal et j'avais appris quelque chose d'assez troublant. Ma meilleure amie avait menti – pire que tout. Elle m'avait menti à moi. N'était-je pas la personne en qui elle pouvait avoir confiance ? Ne pouvait-elle pas dire la vérité ? Je pense que si. Elle avait juste voulu, prendre du recul. C'était carrément égoïste de sa part. Encore, si elle m'avait dit la vérité, j'aurais pu comprendre. Mais elle n'avait pas parlé – pendant presque trois ans. Plus encore. J'étais dans tous mes états. Tous étaient au courant, sauf moi. Désiré m'avait expliqué, avant que je ne décide d'aller m'enfermer dans ma chambre – qu'il servait de messager. Il apportait à Patience, des nouvelles de Valéry. Toutefois, je ne pouvais lui pardonner si facilement à lui aussi. Il était mon époux, l'homme avec lequel je vivais. Combien de fois avais-je supplié Patience de revenir, puisque je ne me sentais pas bien ? Je m'étais parfois, retenue de l'appeler sachant qu'elle ne pouvait pas voyager en si peu de temps. Je la croyais loin. Elle était en fait, tout près. Je trouvais cela, complètement terrifiant. Mes propres amis m'avaient tous trahi. Mon mari, par la même occasion. Pourquoi avait-elle fait cela ? Finalement, après une nuit debout, j'avais fini par me réconcilier avec Désiré. Je lui en voulais – et ne pouvais oublier. J'étais dans le genre rancunière. Oh il n'avait pas choisi la femme la plus docile. J'avais un sacré tempérament. Et après ses erreurs commises – surtout avec Charmian - je ne pouvais laisser passer. Patience avait pourtant, été présente dans ma vie. Elle avait assisté à mon mariage, était venue pour la naissance de ma fille – sans parler des vacances. Mais ce n'était pas suffisant. Si elle avait eu un réel problème, il fallait m'en parler. J'étais clémente et j'aurais tout compris. Nous n'étions pas meilleures amies pour rien. En fait, c'était Tiffany qui avait tout balancé. A mon avis, elle l'avait fait exprès pour se venger de Paty. C'était compréhensible – ma meilleure amie s'était très mal comportée avec elle. Elle avait brisé le couple Tiffany/Valéry. Elle avait couché avec ce dernier, alors que sa propre femme était enceinte. C'était horrible et Désiré n'avait jamais supporté cela. Il avait traité Patience de tous les noms. J'avais été la seule, à la défendre. Alors, je ne comprenais pas. Pourquoi diable – Désiré avait-il fait une chose pareille pour une femme qu'il détestait ? J'avais également des nouvelles de Valéry, puisqu'il était le parrain de mon fils et le meilleur ami de mon mari. Patience aurait pu me faire confiance. Sans doute, voulait-elle me préserver ou égoïstement, commencer une nouvelle vie. Quoi qu'il en soit, j'avais mal au coeur par sa faute. Et Tiffany s'en était vite rendue compte. Elle avait commis une bien belle erreur, tout en pensant réussir son coup d'état.

Finalement, quelques jours avaient passé. Je m'étais calmée quelque peu, tout en pensant sans cesse à cela. Je m'étais montré froide avec Désiré et n'avais pas répondu aux appels de Tiffany. Peut être voulait-elle s'excuser. Je n'avais pas le courage de lui répondre. Bref, le soir du bal était enfin arrivé. J'avais reçu un message de Patience – me suppliant de venir. Elle voulait me parler. La conversation allait être animée. Désiré et moi nous étions préparés. Exceptionnellement – et avec un soulagement intense – j'avais vu mon mari sortir de la salle de bain avec des béquilles. Il faisait d'énormes efforts, depuis la discussion que nous avions eu. J'étais fière de lui, quoi qu'un peu énervée. Toutefois, je ne pouvais résister à tant de beauté. Mon homme était parfait. Nous étions partis, laissant les enfants à mon père. La réception était parfaite. Le discours du président fut très émouvant. Une fois terminée, j'emmenai mon époux vers un endroit plus calme – lorsqu'une personne m'agrippa. Je fus forcée de me retourner et aperçue une Patience ravissante. Elle esquissa un immense sourire, me serrant dans ses bras. Froide, j'en fis autant. J'étais heureuse de la voir. Désiré déposa un baiser sur mes lèvres et s'éclipsa. Je me retrouvai seule, avec ma meilleure amie. Comment aborder la chose ? Elle me demanda des nouvelles des enfants – je lui répondais poliment. Elle compris que quelque chose n'allait pas. Elle cru d'abord, que je m'étais disputée avec Désiré. Je levai les yeux au ciel. Inutile de me prendre pour une idiote. Je demandai deux verres de champagne et tendais un coupe, à Paty. Elle me remercia. Je bus quelques gorgée. Enfin, je décidai d'élever la voix.

« Alors, tu es venue ? Je suis contente que tu te sente soudain concernée par le sort de New York … Oh, peut être n'as-tu jamais quitté cette ville ; dans ton coeur ? »

J'esquissai un sourire froid. J'étais subtile – l'art de ne pas en dire trop. Allait-elle se poser des questions ? Je l'espérais. Et honnêtement, être désagréable avec Patience m'était insupportable. Mais ce qui était fait, était fait. Elle s'était jouée de moi – ou m'avait préservé je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, je ne voulais pas jeter l'éponge sur cet événement. C'était bien trop grave à mon goût.

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Patience E. Delaney
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MessageSujet: Re: SUJET COLLECTIF - Welcome to NY !   Jeu 7 Mai - 18:53

« Patience... On ne peut pas rester dans la voiture éternellement...
- Je sais. Donne moi quelques minutes.
- Ca va aller, mon coeur. »

Je souris à Adrian, et pris une grande inspiration. Oh, ce n'était le discours du maire qui me rendait si nerveuse, au contraire. J'aurai presque souhaité que ce discours dure éternellement. Mais c'était impossible, et surtout ce n'était pas ce que je souhaitais, au fond. Ce soir, je devais tout avouer à ma meilleure amie. Je n'étais pas sûre d'être prête à cent pour cent. Aussi horrible que cela puisse paraître, j'avais peur de redevenir celle que j'étais quand nous passions jamais plus d'une journée sans nous voir. Mais ce n'est pas un reproche à December que je fais par là. Au contraire, elle m'avait toujours aidée, et soutenue, même lorsque je ne le méritais pas. Mais la voir si indulgente avec moi, peu importe ce que je faisais, ne m'aidait pas. J'avais besoin que l'on soit plus exigeant avec moi, qu'on fasse tout pour que je fasse ressortir le meilleur de moi-même. Elle essayait; et réussissait même parfois, mais j'avais besoin de quelqu'un aux réactions plus... musclées. Désiré avait été cette personne, quelque temps lorsque je m'apitoyais du départ de Valery, mais c'était surtout David, mon meilleur ami, qui m'avait permis de devenir la personne que j'étais, et d'en être fière. Une seule chose me faisait honte, et j'allais résoudre ce problème ce soir. Hum, en réalité, deux choses me faisaient honte. Mais en régler une ce soir serait déjà beaucoup. J'allais tout lui dire. J'allais expliquer à ma meilleure amie pourquoi pendant cinq ans, je lui avais fait croire que je ne vivais plus dans le même état qu'elle, alors que j'habitais dans la même rue.

« Elle ne me le pardonnera pas.
- Mais si... Tu as eu tort, tu le sais, mais tu as tes raisons d'avoir agi ainsi; et elles sont plutôt... compréhensibles. »

Je déposais un tendre baiser sur les lèvres de mon amoureux, et sortais de la voiture. Je portais une robe noire, serrée sur le buste, mais élargie à partir des hanches. Elle m'arrivait au niveau du genou, et se finissait par de la tulle violette, et rouge. Plutôt rock'n'roll, comme style, avouons le. En pénétrant dans la salle, je ne mis pas longtemps à apercevoir le couple Walsh. Je serrais la main de mon petit-ami, et écoutais le discours du maire, faussement intéressée. Il aurait pu nous réciter le coran que je ne l'aurai même pas remarqué, bien trop occupée à chercher les mots qui allaient décevoir ma meilleure amie, et peut-être briser notre amitié. Lorsque les applaudissements retentirent dans la salle, Adrian me déposa un baiser sur le front, et me poussa vers mon amie. Elle ne m'avait pas encore vue. Je posais ma main sur son bras, afin qu'elle se retourne. Comme d'ordinaire, une étreinte remplaça les ordinaires salutations. Je cru lire sur le regard de Désiré qu'il voulait me dire quelque chose, mais ne sus deviner quoi. Nous discutâmes banalement, et j'étais normale – en apparence. J'étais complètement terrorisée. Mon coeur battait de plus en plus vite, et il était étonnant que je ne tremble pas. Lorsqu'elle attrapa deux coupes de champagne, je la remerciais intérieurement. « Alors, tu es venue ? Je suis contente que tu te sente soudain concernée par le sort de New York … Oh, peut être n'as-tu jamais quitté cette ville ; dans ton coeur ? » Je haussais un sourcil, et avalais ma flute d'une traite. J'étais trop préoccupée par ce que je devais lui dire pour me rendre compte de son air suspicieux, et décidais que c'était le bon moment pour tout lui avouer...

« Je n'aurai raté ça pour rien au monde, tu le sais bien. »

Je la regardais dans les yeux, un instant. Ni elle ni moi ne dirent un mot. Je finis par fermer les yeux, et l'amenais vers un coin plus tranquille. Je ne savais pas comment lui expliquer tout ça, et si je n'avais pas tant tenue à elle, à notre amitié, je lui aurai probablement dit que j'avais choisis de revenir habiter à New York. Mais je ne voulais pas lui mentir, je ne voulais plus lui mentir. Je ne savais d'ailleurs absolument pas comment j'avais fait pour lui mentir pendant tant d'années.

« December... Je n'ai jamais quitté la ville, tout court. Ou plus exactement, je ne l'ai quittée que quelques jours. »

Elle ne bougeait pas, ne cillait pas. Son visage ne montrait aucune émotion. Je scrutais son visage en quête d'une réaction que je ne trouvais pas. Il faut dire qu'elle avait eu de l'entrainement. Avec la maladie de Désiré, et son attitude, elle avait appris à cacher ses sentiments, et le faisait maintenant mieux que moi.

« Je sais que j'ai eu tort, et... Je vais t'expliquer. Tu es ma meilleure amie, la seule personne qui – quoiqu'il arrive – sera toujours dans mon coeur. Et quasiment chaque jour, je suis venue en bas de ton immeuble pour tout t'avouer. Plusieurs fois, j'ai même pressé le bouton de la sonnette. Mais je n'en avais pas la force. J'étais... je ne crois pas exagérée en disant qu'au début, j'étais à ramasser à la petite cuillère. Je ne pouvais pas être à tes cotés, parce que cela me détruisait December... Tu étais tellement compatissante, tellement compréhensive... Tu t'occupais de moi mieux que personne ne l'avait jamais fait – à part Va.., mieux que personne et j'en profitais. Tant que tu étais là, que tu prenais soin de moi, je n'avais aucune raison de m'en sortir. Alors, j'ai décidé de ne pas te dire que j'étais restée, pour au moins quelques mois. »

Elle bouillonnait. Je commençais à le voir, maintenant. Je ne m'arrêtais pourtant pas. Elle devait connaître la vérité, toute la vérité.

« Et les mois sont devenus des années. Je m'étais reconstruite, j'avais grandi. Je crois même pouvoir dire que je suis devenue meilleure que j'étais. J'ai même oublié Valery. Ca m'a pris du temps, mais j'ai réussi. J'ai créé le Old Yorkers, à partir de rien; et c'est ça qui m'a sauvé. Et puis, j'ai rencontré Adrian, et... j'avais peur. Si je te disais tout, si je revenais te voir, j'avais, et j'ai toujours peur de te perdre; mais j'avais surtout peur de redevenir celle que j'étais; de me rendre compte que je n'aimais pas autant Adrian que je le pensais. Mais je suis sûre que je l'aime plus que tout, et... je crois pouvoir dire que je suis désormais assez stable pour prendre le risque en te fréquentant tous les jours de redevenir la Patience d'antan... »

Une larme coula sur ma joue, mais je l'ignorais. Elle ne tarda pas être rejointe par d'autres, mais je les ignorais tout autant. J'attendais la réaction de December. Je n'en pouvais plus...

« Pardonne moi, December. Je t'en supplie. »


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December E. Walsh
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MessageSujet: Re: SUJET COLLECTIF - Welcome to NY !   Dim 10 Mai - 23:05

« Maman, pourquoi tata ne vient plus ?
- Chéri, tu sais bien qu'elle a déménagé. Elle serait ravie de te voir, si elle pouvait
- Je veux la voir
- Noah, cela ne sert à rien. Nous pouvons l'appeler, si tu veux
- Je veux parler à tata aussi, maman
- Très bien, chacun son tour »

Pour mes enfants, parler à Patience était quelque chose de sacré. Noah avait tendance à rappeler à sa petite soeur, que la jeune femme était sa marraine. Elle avait choisi ce statut et rien – ni personne – ne pouvais changer cela. Noah était fier. Il adorait ma meilleure amie, qu'il considérait comme une deuxième maman. Tout n'avait pas été facile, au début. Patience avait eu beaucoup de mal, avec son filleul. Il lui rappelait cet enfant qu'elle avait perdu – enceinte de Matthew. Elle souffrait, en voyant ce bébé. Mais, elle avait pris sur elle. Distante tout d'abord, elle avait fait de nombreux efforts. Patience s'était rapprochée de Noah, jusqu'à l'aimer du plus profond de son âme. Elle avait compris ce jour-là, ô combien il était précieux pour elle. C'était le moment que j'avais tant attendu. Depuis, ils étaient inséparables. Lorsque Patience passait des vacances à la maison, elle emmenait son filleul partout. Elle voulait passer du temps avec lui, faire partie intégrante de sa vie. Je ne pouvais l'en blâmer. Noah était fantastique. Puis, Aliénor était né. Patience m'avait aidé à élever ma fille – elle était restée à l'appartement quelques jours. Malgré tout, elle m'avait menti. Elle avait prétendu vivre ailleurs alors qu'en fait, elle était restée à New-York tout le temps. Pourquoi ? Je trouvais cela dommage. Je ne comprenais pas son geste. Voulait-elle me punir ; qu'avais-je fait ? Rien, pourtant. J'avais simplement dis à ma meilleure amie la vérité : elle me manquait. C'était tout.

J'avais pris le téléphone, pour composer le numéro de Patience. Ensuite, j'avais passé le portable à Noah. Après quelques minutes, il avait donné le téléphone à sa soeur. Enfin, le combiné m'avait été tendu. Je voyais le sourire radieux de mes enfants. J'aimais les rendre heureux.

« Allô ?
- Bonjour, Deez. Comment vas-tu, ma belle ?
- Patience ! Je vais bien. Tu nous manque ; reviens-nous vite !
- Je vais essayer. Dès que possible »

Telles étaient nos discussions. Banales – fausses. Si j'avais su … Ça me rendait malade. Je connaissais la vérité et me sentais trahie. J'avais tout donné à Patience et c'était de cette manière qu'elle me remerciait. J'étais profondément blessée. Je voulais passer à autre chose – la pardonner. Le pouvais-je ? Je l'ignorais. J'allais essayer de tout mon être. Pour elle ; pour nous.


Actuellement. Je ne pouvais la regarder en face. Culpabilisais-je ? Peut être. J'avais sans doute peur de la perdre. C'était ma meilleure amie, après. Après ma réplique cinglante, elle haussa un sourcil. J'ignorai si Désiré lui avait dit la vérité. Elle se concentra sur ses propos. « Je n'aurai raté ça pour rien au monde, tu le sais bien ». Je levai les yeux au ciel, sans qu'elle ne me voit. Se fichait-elle de moi ? Elle avait fui cette ville – du moins, elle avait prétendu. Elle s'était reconstruite de son côté, sans l'aide de personne. Trouvait-elle cela juste ? Après tout ce que j'avais fait ? Je ne rajoutai rien. Je voyais son regard, sur moi. Pendant plusieurs secondes, le silence. Le calme plat. C'était même pesant. Finalement, elle parla la première. Tant mieux, je ne savais vraiment pas quoi dire. « December... Je n'ai jamais quitté la ville, tout court. Ou plus exactement, je ne l'ai quittée que quelques jours ». Je ne dis rien. Je savais déjà tout. Qu'aurais-je rajouter ? Je soupirai, doucement. Je me sentais mal, puisqu'à mon tour – je lui mentais. Je devais tout lui dire. Je devais être franche. Toutefois, elle enchaîna. « Je sais que j'ai eu tort, et... Je vais t'expliquer. Tu es ma meilleure amie, la seule personne qui – quoiqu'il arrive – sera toujours dans mon coeur. Et quasiment chaque jour, je suis venue en bas de ton immeuble pour tout t'avouer. Plusieurs fois, j'ai même pressé le bouton de la sonnette. Mais je n'en avais pas la force. J'étais... je ne crois pas exagérée en disant qu'au début, j'étais à ramasser à la petite cuillère. Je ne pouvais pas être à tes cotés, parce que cela me détruisait December... Tu étais tellement compatissante, tellement compréhensive... Tu t'occupais de moi mieux que personne ne l'avait jamais fait – à part Va.., mieux que personne et j'en profitais. Tant que tu étais là, que tu prenais soin de moi, je n'avais aucune raison de m'en sortir. Alors, j'ai décidé de ne pas te dire que j'étais restée, pour au moins quelques mois ». J'avais envie de pleurer. Ses mots me donnaient la nausée. J'avais l'impression d'avoir été inutile. Elle avait souffert et j'avais essayé de la rendre heureuse. En vain. J'avais tout foiré, encore une fois. Elle était restée muette – un temps. Finalement, c'était la raison de son départ. Moi. Elle me fuyait ; et non la ville. Elle avait peur de moi – d'être trop dépendante. Etait-ce mon pouvoir maléfique ? Je le craignais. Je bouillonnais. J'avais envie d'exploser. Elle rajouta quelques mots, sur son changement de comportement. Elle n'était plus la même. Elle avait simplement de retrouver la Patience d'antan. Je pouvais comprendre mais quand même. Etait-elle prête à s'éloigner de moi ; encore ? Une larme coula sur sa joue. Je déglutis. C'était assez horrible, en fait. Puis, plusieurs envahirent ses joues. Je m'approchai d'elle. Elle murmura quelques autres mots. « Pardonne moi, December. Je t'en supplie ». Je fermai mes paupières, quelques secondes. Que dire ? C'était comme la retrouver et la perdre en même temps. Je levai la tête vers elle. Les larmes coulèrent également – le long de mes joues maquillées. Mais je m'en fichais. Je voulais pardonner Patience, sincèrement. Ma voix, dure et tremblante, s'éleva.

« J'aimerais, mais je ne suis pas certaine d'y arriver. Je ne vais pas te cacher, que j'étais déjà au courant. Tiffany a parlé. Je pense que c'était volontaire, et je suis en colère après elle. Mais j'aurais aimé l'apprendre plus tôt. Je voulais que tu me le dise – avant. Tu m'a menti pendant si longtemps. Je suis ta meilleure amie ! Tu connais toute ma vie, dans les moindres détails. C'était la moindre des choses. Mais tu n'avais pas suffisamment confiance en moi. C'est dommage. Je vais essayer de te pardonner. Mais ne m'en veux pas, si je ne suis pas capable de le faire. Je n'ai jamais subi pareille trahison. J'ai du mal à passer à autre chose … »

Je soupirai, une fois encore. J'avais parlé, dis la vérité. Cela faisait un bien fou. Mais je risquais de perdre Paty. J'avais peur. Je la regardai, essuyant mes larmes. Je voulais être forte pour nous deux. Juste une fois.

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MessageSujet: Re: SUJET COLLECTIF - Welcome to NY !   Lun 11 Mai - 21:11

Naturellement, Celia ne pouvait pas être absente du bal organisé par le maire, nouvellement élu et qui symbolisait dignement la renaissance de la ville. Depuis la fin de la dictature, la jeune femme s'était battue comme une lionne afin de couvrir l'événement attendu de tous. C'était ce qui lui avait permis de véritablement lancer sa carrière. Elle s'était peu à peu imposée et maintenant, c'était elle que son rédacteur en chef chargeait d'écrire les articles liés à la reconstruction de la ville. Elegante, comme à son habitude, Celia portait ce soir-là une robe noire classique qui lui arrivait en-dessous des genoux. Elle aurait aimé mettre une robe un peu plus longue mais sa petite taille ne le lui pemettait pas. Les longues jambes de sa mère étaient certainement la seule chose qu'elle lui enviait. Munie de sa carte de presse, elle était arrivée parmi les premiers invités afin de ne rien manquer. Elle s'approcha du buffet et piquora quelques petits fours. Elle n'en avait jamais mangé. Ca avait un drôle de goût. Mais ce n'était pas désagréable. Elle fut tirée de ses réflexions gustatives tandis que le micro émettait un écho. Finalement, la cérémonie allait commencer.
Malgré ses talons, Celia restait malgré tout bien trop petite pour espérer voir quelque chose de l'endroit où elle était. Elle se faufila avec habileté parmi la foule et se rapprocha de l'estrade sans se soucier des personnes qu'elle bousculait sur son passage. Elle applaudit l'arrivée du maire avec les autres, de manière polie mais sans grand enthousiasme. Elle actionna son dictaphone, un ancien modèle qui datait de plusieurs dizaines d'années et qu'elle avait trouvé chez un ferailleur ; il émit quelques objections que la jeune femme calme par quelques tapes généreuses appliquées sur la machine. Puis, la bande se mit à fonctionner normalement et enregistra le discours du maire sans qu'elle n'en perde une miette. C'était un discours plein d'espoir et de bonne volonté, un discours de politique quoi. Celia était assez intelligente pour comprendre l'enjeu du discours de Mr le maire. Mais elle n'était pas d'accord sur un point : ceux qui étaient partis et qui revenaient une fois la tempête apaisée n'étaient que des lâches. Ils avaient fui le navire comme des rats et revenaient une fois le travail accompli profiter des fruits. Beaucoup moins tolérante, Celia ne comprenait pas que l'on puisse baisser les armes et ne pas se battre. Elle avait toujours été ambitieuse et sans sa persévérance, elle n'en serait certainement pas là aujourd'hui. Si elle avait écouté sa mère et fui New York pendant ses études, aujourd'hui elle serait une petite serveuse de café tout au plus.
Une fois le discours terminé, la journaliste arrêta son dictaphone et le rangea soigneusement dans son sac. Peut-être pourrait-elle recueillir quelques témoignages au cours de la soirée. Un serveur passa devant elle et elle accepta une coupe de champagne qu'il lui offrait sur un plateau. Cette soirée menaçait d'être profondément ennuyeuse. Si elle n'avait pas cet article à écrire, elle serait certainement rentrée avant la clôture. Mais elle était beaucoup trop sérieuse pour se déroger à ses responsabilités. Elle devait bien ça à New York après tout, pour lui avoir donner un petit coup de pouce en renaissant de ses cendres. Toute seule dans son coin, elle se mit à observer les invités présents. Le maire dansait en charmante compagnie, un jeune homme lui faisait de l'oeil et un peu plus loin, elle remarqua la présence de Patience en grande conversation avec une jeune femme. Celia pensa un instant les rejoindre et ainsi peut-être mettre un visage sur l'une des amies de sa demi-soeur mais elle ne jugea pas le moment très opportun. La journaliste reporta son attention sur le buffet. Depuis quand n'avait-elle pas vu autant de nourriture ? Elle ne s'en souvenait même pas. Et pourtant, elle n'était pas la plus à plaindre. Petit à petit, les supermarchés retrouvaient des stocks décents. Est-ce que la maladie redoublerait après une phrase de rémission si Célia se retrouvait à portée de nourriture ? Elle se força à penser à autre chose. Mais quoi de mieux pour tromper son ennui que de la nourriture ? Peut-être devrait-elle finalement répondre au flirt du dragueur ringard de la soirée, au moins elle s'amuserait un peu. Mais l'image de David flotta aussitôt à son esprit. Cela en devenait franchement agaçant. Auparavant, cela ne lui posait aucun scrupule de coucher avec quelqu'un. Mais depuis quelques temps, alors même qu'elle pensait seulement à flirter avec un homme, elle voyait l'expression d'un David désapprouvant totalement son comportement, ce qui la refroidissait quelque peu.
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Patience E. Delaney
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MessageSujet: Re: SUJET COLLECTIF - Welcome to NY !   Jeu 14 Mai - 11:55

« J'aimerais, mais je ne suis pas certaine d'y arriver. Je ne vais pas te cacher, que j'étais déjà au courant. Tiffany a parlé. Je pense que c'était volontaire, et je suis en colère après elle. Mais j'aurais aimé l'apprendre plus tôt. Je voulais que tu me le dise – avant. Tu m'a menti pendant si longtemps. Je suis ta meilleure amie ! Tu connais toute ma vie, dans les moindres détails. C'était la moindre des choses. Mais tu n'avais pas suffisamment confiance en moi. C'est dommage. Je vais essayer de te pardonner. Mais ne m'en veux pas, si je ne suis pas capable de le faire. Je n'ai jamais subi pareille trahison. J'ai du mal à passer à autre chose … » J'acquiesçais d'un signe de tête, et ne pu me retenir. Je la serrais dans mes bras. Elle n'avait pas idée du nombre de fois où j'avais voulu faire ça; ces derniers temps plus que jamais. December traversait une période difficile, et j'aurai du être présente. J'aurai du tout lui dire bien plus vite. Mais j'étais, et je suis, Patience Elizabeth Delaney; je ne fais jamais ce qu'il faut faire. Je travaillais dessus cependant, je pense que c'était déjà ça. Je n'étais pas capable de beaucoup plus, de toute façon. Désiré était gravement malade, et ne trouvait même plus la force de bien traiter sa femme. Je lui en voulais, bien évidemment. Il faisait du mal à ma meilleure amie, mais je le comprenais. Je ne sais pas comment j'aurai réagi à sa place, et tant qu'il restait agréable avec Noah et Aliénor, je n'avais rien à y dire. Cela aurait été fortement hypocrite de ma part, compte tenu de ce que j'avais fait. Je serrais ma meilleure amie, et tous les moments que nous avions passé ensemble me revenait, mais aussi tout ceux que nous n'avions pas passé ensemble. David est quelqu'un d'adorable, et je ne serai pas où j'en suis aujourd'hui, sans lui. Cependant, je devais bien avouer que je l'utilisais comme placebo à December au départ. J'avais besoin d'elle; et elle avait besoin de moi. A vrai dire, nous partagions bien plus que de l'amitié; nous nous aimions. Je sais bien que la plupart des gens pensent « lesbiennes » quand ils entendent que deux femmes s'aiment, mais December et moi c'était parfaitement différemment. Nous nous aimions, mais d'une manière purement platonique. Je ne comptais plus le nombre de soirs où j'avais voulu la rejoindre, les appels que j'avais passé en étant juste devant sa porte lorsque je savais qu'elle ne ressortirait pas. C'était triste et pathétique, mais je ne pense pas que j'aurai été capable de voir le malheur de ma meilleure amie affiché devant mes yeux. Tiens, par exemple. December avait eu quelques jours où elle n'avait même plus été capable de faire semblant de tenir le coup, mais devant ses enfants. Bien évidemment, j'avais accouru – ce que j'aurai fait même de l'autre coté du pays, mais cela semblait bien moins exceptionnel quand l'on sait que j'étais de l'autre coté de la rue -, et avais pris soin d'elle pendant plusieurs fois. Désiré, enfermé dans son malheur, ne s'était même pas rendu compte de combien sa femme était fragilisée. J'aurai aimé pouvoir en dire autant de Noah, et Aliénor. C'était eux qui m'avaient appelé. Enfin... D'après ce qu'il m'avait raconté, il avait demandé à sa mère de me téléphoner parce qu'il avait un « secret » à me dire.

« Allo ?
Marraine. Je te dérange pas ?
- Jamais, mon petit coeur. Comment tu vas ?
Moi, ca va...
- Mais ?
Tu peux venir nous voir... Je crois que tu manques un peu trop à maman. Je l'entends pleurer le soir, parfois.
- Je serai là ce soir. »

Vous n'imaginez pas comment bien j'avais du lutter contre moi même ce jour-là. Noah m'avait appelé vers neuf heures du matin, et j'avais du faire semblant de prendre le premier avion. Je me suis littéralement détestée ce jour-là. Si Adrien n'avait pas été là pour me calmer, je serai arrivé dans le même état que December. Bon dieu; je ne l'avais vu qu'une seule fois aussi mal, et je ne savais pas comment l'aider. Bien évidemment, ce n'était pas que je lui manquais trop, comme Noah le pensait; mais comment expliquer à un enfant de cinq ans que maman avait peur que papa – Noah l'appelait également ainsi – parte ? J'avais bien vu que December essayait de se montrer forte lorsqu'elle m'avait ouvert la porte, mais je n'étais pas dupe.

« Va te reposer, ma belle. Je salue les enfants, et je viens m'occuper de toi. »

Elle m'avait regardée, interloquée. Mais je secouais la tête, et la poussais légèrement vers le salon. Désiré devait probablement être dans la chambre, entrain de se reposer, ou je ne sais quoi. Je m'étais dirigée vers la chambre des enfants – enfin celle d'Aliénor, mais je ne doutais pas que Noah serait entrain de s'amuser avec sa soeur, et leur avait dit de ne pas hésiter à venir me parler si il voulait quelque chose – mais uniquement à moi pour quelques jours. December s'était complètement laissée aller. Pour une fois. Et je pense sincèrement que cela lui avait fait du bien. Mais revenons-en à nos moutons.

« Je sais, December. Prends ton temps. Mais ca n'a jamais été une question de confiance, en toi. C'était en moi. Je ne te méritais pas, Deez. Mais je vais me rattraper December, je te le promets. »

Je m'écartais doucement, et déposais un baiser sur sa joue. Pour lui laisser le temps de prendre du recul, de se remettre, je m'éloignais, et m'apprêtais à rejoindre Adrien quand j'aperçus Célia, mon amie journaliste. Elle était vraiment ravissante dans sa robe, mais ça ne m'étonnait pas franchement d'elle. Je me dirigeais vers celle-ci, et la saluais.

« Comment vas-tu, ma grande ? »

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MessageSujet: ''   Jeu 14 Mai - 21:43

Sans s'en rendre compte, Celia faisait partie de ces personnes qui ne bougent pas à moins d'un mètre du buffet. De temps à autres, sa main se tendait inexorablement vers les petits fours. Elle avait vraiment du mal à se maîtriser. Cela aurait sans doute été un peu plus facile si elle s'éloignait mais elle n'y pensait même pas.
Détournant la tête, ses yeux se promenèrent sur l'orchestre qui entamait une danse un peu plus entraînante et festive.


* Pas trop tôt, ils ont finalement compris qu'ils étaient en train de nous endormir... *

Au son enjoué des instruments, plusieurs danseurs rejoignirent la piste pour se déhancher et s'amuser comme ils ne l'avaient pas fait pendant la dictature. Cet air de légéreté ne semblait pas pour autant apaiser l'esprit critique et aiguisé de la journaliste. Elle entreprit de terminer son tour d'inspection sur la décoration. La salle était assez banale, la peinture était si blanche qu'elle aveuglait presque lorsqu'on la fixait. Elle devait être à peine sèche. On avait ajouté des guirlandes de fleurs et de lumières multicolores aux murs pour les égayer. Tout avait l'air si parfait en comparaison de ce qu'ils avaient connus. Celia avait l'impression d'être dans un de ces films qui se terminent sur un happy end. Elle le méritait, après tout, elle avait travaillé dur pour ça.
Elle aperçut parmi la foule des personnes présentes, une silhouette fine qui lui rappelait vaguement quelqu'un. Il lui semblait reconnaître une ancienne camarade de fac. Mais elle devait se tromper, cette petite poule mouillée avait du quitter New York pour ne jamais y remettre les pieds. Elle doutait qu'elle ait le cran d'y revenir un jour. Ce n'était pas une grosse perte, Celia la détestait.
Elle n'entendit pas Patience s'approcher sinon lorsque que celle-ci la salua. Elle ne pouvait pas se tromper sur le son cristallin de sa voix enjouée. Celia se tourna vers elle avec un magnifique sourire sur le visage. Mais en apercevant la jeune femme, elle n'aurait su exactement dire quoi mais quelque chose clochait. Est-ce qu'une fois encore Patience portait un masque ? Depuis le temps, elle devait bien savoir qu'elle ne pouvait rien cacher à la petite curieuse qu'elle avait devant elle.

- Tout va bien : les toasts sont délicieux mais je te déconseille le champagne, il n'est pas de très bonne qualité. Et toi ?

Elle insista lourdement sur sa question l'appuyant d'un regard plein de sous-entendu. Elle aurait même plus montrer du doigt la jeune femme avec qui Patience discutait un peu plus tôt pour se faire comprendre davantage mais elle n'était pas impolie à ce point. Machinalement, elle porta la main au collier qu'elle portait autour du cou. Il n'avait aucune valeur, ce n'était qu'une babiole qu'elle avait trouvé chez un revendeur de Manhattan. Patience, quant à elle, portait également une robe noire exceptée qu'elle avait une touche de couleur que la robe de Celia n'avait pas. La jeune femme ne put s'empêcher de remarquer qu'elles avaient les mêmes goûts vestimentaires. C'était plus fort qu'elle, il fallait toujours qu'elle souligne leurs points communs comme pour s'assurer qu'elles étaient bien de la même famille. En effet, elles avaient toutes deux les traits fins mais Celia ne trouvait pas vraiment de ressemblance physique entre elles.
Malgré ce qu'elle venait de dire, elle prit deux coupes de champagne d'un plateau et en tendit une à Patience en poussant un soupire.

- Enfin, on ne célébrera jamais assez la fin de la dictature à mon goût.
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Emilly J. Cohen

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MessageSujet: Re: SUJET COLLECTIF - Welcome to NY !   Ven 29 Mai - 20:30

C'est un peu tard que je me rend compte que je dois me rendre au bal organisé par le maire. Bon, j'ai une excuse : j'étais perdue dans un très chouette film avec Marilyn Monroe. En voilà une que j'avais complètement oubliée jusqu'à ce que je retrouve le DVD de ce fameux film. J'avais par chance, gardé mon vieux lecteur DVD. Encore un truc qu'on ne pourra plus retrouver nulle part, tiens...
Bref, je sors ma jolie robe du placard, l'enfile et me regarde dans le mirroir. Elle est très mignone, plutôt courte, rouge, toute fraiche... Bon, je ne vais pas m'attarder devant cette robe que j'ai déjà admirée tant de fois. Je me maquille un peu, pour une fois. Un coup de rouge à lèvre, un peu de fond de teint, une touche de mascara, et ça ira comme ça. je me coiffe à la vas-vite - chignon banane, simple à faire, très mignon, et très chic. Bon, me voilà prête. Je saute dans ma voiture après avoir pris un petit sac dans lequel j'ai mis deux, trois trucs qui pourrons servir, du genre bouquin à lire aux toilettes si je m'ennuie, ou autres impolitesses du genre. Il faut dire que ce bal me déprime. J'y vais seule. Et être seule, je déteste. C'est en me demandant qui j'allais inviter que je me suis rendue compte que j'avais perdu tous mes amis. Je ressens depuis lors un drôle de sentiment qui ne me quitte pas, un sentiment qui ne m'avais jamais effleuré auparavant. En tout cas, ça me contrarie fortement, et je suis facilement de mauvaise humeur en ce moment.
Bon, je vois que j'arrive pendant le disour du maire. Sûrement très émouvant et tout le toutim, mais je m'en fiche éperdument. Je dois attendre qu'il finisse son blabla pour foncer au buffet et attendre de rencontrer quelqu'un que je connais ou que la nourriture s'épuise. Enfin, vu tout ce qu'il y a, ça m'étonnerais...
Je m'assois sur un fauteuil avant qu'il soit monopolisé par quelqu'un d'autre et traverse la salle du regard. La pièce est.... moche. Ca me désole de devoir dire ça, car tout le monde y a mis du sien, mais cette pièce est laide. Avant, les bals du genre étaient organisés dans une somptueuse salle des fêtes à la mairie... Tout à été détruit... Je regarde les gens. Ils ont l'air de tellement profiter sans y croire. Certains, comme moi, sont là seuls. Ils ont tout perdu. J'aperçois une jeune femme, sûrement journaliste - je vois ça à son dictaphone - qui a l'air de s'ennuyer ferme. Une autre qui a les yeux tous rouges, on dirait qu'elle a pleuré... Cette soirée me met mal à l'aise. J'ai comme une envie de crier. De peur de ne pas pouvoir me retnir, je fonce au toilettes et m'enferme dans une cabine où je fond en larmes. Ce ne sont pas des larmes de tristesse, mais de rage. Je me rends compte alors que ce sentiment qui me tient est la colère, la rage contre X, contre sa dictature, contre ceux qui se laissé faire, contre les lâches qui sont partis...
Je perd la notion du temps et ne sait pas si j'ai disparu longtemps ou pas. Toujours est-il que quand je sors -par chance- je suis seule au toilettes. J'ai prévu du démaquillant et enlève tout le noir qui tartine mon visage. Je me passe de l'eau sur la figure, m'essuie les yeux, prend un air sto¨que, et, paf ! le tour et joué, ni vu, ni connu, je t'embrouille, personne ne sait que je viens de pleurer toutes les larmes de mon corps quand je sors des toilettes. Les mêmes personnes sont toujours là. J'en déduis que je ne suis pas restée un heure. Le maire, lui a changé de partenaire, ce qui signifie que je ne me suis pas cachée pendant seulement deux ou trois minutes... Je pense être restée un quart d'heure tout au plus, mais de toute façon, qui aurait remarqué mon absence ?
Je retourne m'asseoir près des divers petits fours, et prends la résolution de me bouger pour retrouver une vie.
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