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 TIFFANY D. OWENS

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Tiffany Delfina Owens
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Messages : 53
Date d'inscription : 17/04/2009
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MessageSujet: TIFFANY D. OWENS   Mar 28 Avr - 11:26

    I. PRÉSENTATION





      NOM :
      Owens
      PRÉNOM (S) :
      Tiffany, Delfina.
      ÂGE :
      25 ans.
      SITUATION PROFESSIONNELLE :
      Psychologue. Parfois, mannequin.




    (c) Misery Angel



    HABITIEZ-VOUS NEW YORK AVANT LA DICTATURE ? : Oui.
    SI OUI, AVEZ-VOUS QUITTÉ LA VILLE DURANT LES QUATRE ANS QUI ONT SUIVI LA DICTATURE ? : Je suis partie. Mais ce n'était pas réellement à cause de la dictature. Plutôt à cause de raisons personnelles.

    personnalité :


    Il fut un temps où seule la danse existait à mes yeux. Ce qui se passait autour ne m'intéressait guère. J'avais beau être entourée d'amis, ou plutôt de stupides lycéens qui me suivaient partout, comme mon ombre, je ne vivais que pour ça. Quand on m'annonça un jour qu'il fallait grandir, que danser n'était pas vivre, qu'il fallait que je fasse autre chose, je m'effondrai. Ça avait été un peu comme me gifler. Et encore. J'aurais certainement eu moins mal. Je dansais pour me protéger. Alors quand je réalisai qu'on m'enlevai, petit à petit, les personnes que j'aimais, la danse avait pris une part encore plus importante dans mon existence. Pourtant, on semblait se ficher de ce que je pouvais ressentir. On m'enlevait la danse parce que j'avais à présent vingt-deux ans, et parce qu'un sport ne pouvait pas me délivrer de mes souffrances. « Enfin, tu devrais le savoir, tu as fait des études de psychologie, non ? » Justement. J'avais assez étudié pour savoir qu'un sport pouvait vous délivrer de tout ce que vous ressentiez. Mais personne ne m'écoutait. Personne ne voulait entendre, comprendre que j'avais raison. J'aurais pu le crier haut et fort. Mais ça n'aurait servi à rien : ce serait tombé dans l'oreille de sourds. La danse était ma vie. Lorsqu'on commença à me traiter comme une enfant qui n'en faisait qu'à sa tête, j'abandonnai, avec désespoir, mes chaussons dans un endroit poussiéreux. Contre mon gré, j'abandonnai ma passion pour rentrer dans un moule que j'avais tant de fois rejetés, quelques années plus tôt. J'avais à peine vingt-deux ans et j'avais l'impression d'avoir déjà trop vécu pour mon âge. Qui s'était déjà senti orpheline, veuve et divorcée à cet âge ? Qui avait déjà pleuré la mort d'un enfant, à peine conçu, à mon âge ? Peu de gens. Et il fallut que j'en fasse partie. Avant ces tristes évenements, j'étais assez joyeuse. Un sourire aux lèvres donnait aux gens l'envie de me découvrir, même si au lycée, rare étaient ceux qui osaient m'approcher - probablement à cause de mon statut de populaire. Mais ceux qui étaient jaloux de moi aimaient crier que je n'étais qu'une égoïste et que je ne faisais que jouer avec les sentiments des autres. Je nie la première partie mais j'affirme la deuxième. Je n'étais pas quelqu'un de très fréquentable, au lycée. J'étais mauvaise. Jouer m'amusait. J'aimais l'idée qu'on me respectait parce qu'on avait peur de moi. Je voulais avoir le monde à mes pieds. Je voulais être reine. Mais quand ses lèvres se posèrent sur les miennes et qu'un torrent de papillons s'agitaient au creux de mon estomac, mon envie de gloire, de gouverner sur Winggles s'évanouit. Il n'y avait plus que lui. Et j'aurais pu mourir pour ses doux regards posés sur moi. C'est étrange : la façon dont il a réussi à me faire changer, si rapidement, presque comme un souffle. Un seul baiser et déjà, je ne ressemblais plus à la Tiffany qui surplombait le lycée de ses grands yeux noirs. Je jetai comme on jette un vulgaire chiffon les nombreux amants qui avaient assouvi plusieurs fois mes fantasmes les plus fous. Je m'offrai entièrement à l'homme que j'aimais. Je refusai la liberté que j'avais toujours prôné. Pour lui, j'aurais tout donné. Alors, quand le ciel me l'enleva comme il m'avait enlevé ma mère, je restai transi dans un silence proscrit. Je ne voulais plus parler parce que je ne voulais pas éclater en sanglots. Je pouvais être bien plus forte que ça. J'essayai de me reconstruire, jetant tout mon orgueil et ma méchanceté, qui voulait revenir à grand pas. J'avais changé pour Lucas et je refusai de redevenir celle que j'étais avant. La Tiffany que Winggles avait connu était enterré à jamais. Je ne me reconnaissais pas moi-même. Même mon reflet dans le miroir m'indiquait que j'avais changé. Plus aucun sourire - sarcastique ou vrai - ne se dessinait sur mes lèvres. Mes yeux étaient encore plus sombres qu'avant. Cependant, on voyait bien que celle qui voulait détruire les gens jugés insignifiants avait disparu. Les ténébres qui m'avaient envahi était dû à la tristesse et à la rage contre le ciel. Ce « putain de ciel ! » Et puis, je me reconstruisit. À vingt ans, j'étais parfaitement épanouie. J'avais appris à aller vers les autres, à écouter leurs problèmes. Je ne me sentais plus supérieure. Je me confondais parmis les autres et j'en étais satisfaite. J'étais certes un peu vaniteuse, mais je faisais des efforts pour enterrer ce défaut que je détestais tant. Mais tout changea. À nouveau. Le monde entier semblait avoir décidé, à ma naissance, de me pourrir la vie. Alors, pour échapper à mes problèmes et surtout à Valery, je quittai New York et sa dictature. Je m'éloignais de tous les démons qui m'entouraient dans cette grande ville. Je m'installai dans un petit studio, au-dessus d'un magasin de vêtements, à Los Angeles. Je continuai mes études de psychologie. Je pensais à autre chose. J'allais danser tous les soirs jusqu'à ce fameux jour où on m'enleva ce qui me restait. J'aurais pu me battre pour ma passion mais je n'en avais même plus le courage. Alors, pendant trois longues années, seuls des regards mélancoliques vers mes chaussons de danse et des photos faisaient revivre mon rêve dans ma tête. Je ne voulais plus me battre contre les autres pour leur prouver que ce n'était pas qu'un caprice d'enfant. Je recommençais à sortir sans vraiment le vouloir et peu à peu, je redevenais celle que j'avais enterré quelques années plus tôt. Ma carapace se reformait progressivement. Je m'éloignais de mes amis pour me rapprocher de pervers qui squattent les bars, tous les soirs, dans l'espoir de ne pas repartir seul. C'était à mon tour d'assouvir leurs fantasmes. Les miens ne comptaient plus. Je n'en avais même plus. La psychologie ne m'intéressait plus. Pourtant, je continuais mes études parce que j'étais effrayée de finir au chômage. Je me moquais intérieurement des paumés, pleurant sur le fauteuil en cuir noir. Je voulais fuir ce monde. Plus rien ne m'intéressait. Je revins à New York pour voir sa transformation. J'étais fatiguée du soleil rayonnant de la Californie. J'avais pourtant juré de ne plus jamais revenir dans cette ville, celle qui m'avait causé tant de malheur. Mais je me sentais attiré vers elle. Comme si un démon me poussait à m'y rendre, pour me détruire encore une fois. Sauf que pour une fois, je n'ai plus rien à perdre. Je suis tombé plus bas que je ne l'aurais voulu. Je ne peux que me relever, même si ça semble impossible.





    (c) Misery Angel


    chronologie :


    20 mai 1988 : ma naissance et la mort de ma mère. no comment.

    2 septembre 2004 : entrée au lycée de Winggles, NYC. Intégration à la confrérie Omega Phi, deux mois plus tard.
    Septembre 2004 - Septembre 2007 : Rencontre avec Neela Lington, Valery Linsey Stanford, Désiré Noah Walsh, Matthew Owens, December E. Swan, Patience E. Delaney et Lucas J. Moberly.
    Mars 2008 : Ma relation avec Lucas est officialisé.
    20 mai 2008 : Accident de voiture de Lucas. Mort.

    Mai 2008 : Départ de Winggles et de NY. Retour chez mon père pour trois mois.
    Mai 2008 - Septembre 2008 : Essai de reconstruction. J'avais trouvé un travail, dans un hopîtal. On me proposa une place à New York, ce fut un bon prétexte pour revenir.

    Septembre 2008 : Retour à NY. Retrouvailles avec Désiré, Matthew, December et Valery. Nouvelle amitié avec Patience. Découverte de la dictature en place.
    15 novembre 2008 : Mon mariage avec Valery.
    10 avril 2009 : Je tombe enceinte. Annonce de ma grossesse à Valery. Mort de la mère de Valery. Il s'en va, précipitemment.
    2 mai 2009 : Valery m'annonce qu'il m'a trompé avec Patience. Fin de notre amour. FIn de mon amitié avec Patience. Mon monde s'écroule.

    15 mai 2009 : Fausse couche. Départ de Valery pour l'Europe.
    Juillet 2009 : Départ pour la côte Californienne.
    22 décembre 2009 : Signature des papiers du divorce.
    Juin 2013 : Fin des études de psychologie.
    Janvier 2014 : Retour à NYC.




    (c) Misery Angel







Dernière édition par Tiffany Delfina Owens le Mer 29 Avr - 11:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TIFFANY D. OWENS   Mer 29 Avr - 11:34

    II. NIVEAU DE RP


    « Tu es certaine de vouloir repartir ? »
    Je jetai distraitement un tee-shirt dans ma valise turquoise claire avant de reposer mon regard sur celle qui m’avait accompagné durant mes cinq ans d’études à Los Angeles. Cette même personne qui avait osé se moquer de moi et mes pas de danse.
    « Oui, j’en suis certaine, Laura.
    - Je pensais que tu ne voulais plus remettre un seul pied à New-York !
    - Je le pensais aussi, mais ça me manque..
    - Et si tu les revois ?
    - New York est assez grande pour que je ne les croise pas. Et puis, il est en Europe..
    - Et elle ?
    - J’en sais rien, soupirai-je. Et je m’en fiches. Si je la croise, je ne lui prêterais pas attention, voilà. »
    Elle me lança un regard inquiet. Le même regard qu’elle m’avait lancé quand je lui avais dit qu’à la fin de nos études, je repartirais pour la ville qui m’avait tant fait souffrir. Elle pensait que j’étais folle. Mais elle ne comprenait pas. Depuis que j’avais mis les pieds à New York pour la première fois, il y a presque dix ans, cette ville avait constitué mon oxygène. Elle avait beau m’avoir fait souffrir, je ne pouvais m’empêcher de l’aimer. Alors quand j’avais dit à Laura que je partirais, elle avait froncé les sourcils et m’avait demandé d’une douce voix : « Tu l’aimes toujours ? Et tu espères le retrouver, c’est ça ? » J’avais détourné le regard, sans avoir besoin de demander de qui elle parlait. Valery. Elle osait me demander si j’éprouvais toujours des sentiments pour lui. Lentement, je secouai négativement la tête avant de quitter précipitamment la chambre de mon amie.
    « Arrête de me regarder comme ça. Los Angeles n’est pas fait pour moi. Et tu le sais très bien ! »
    Elle hocha prudemment la tête avant de s’avancer vers moi et de me serrer contre elle. Je me laissais faire sans pour autant la rapprocher de moi. Elle était là depuis le début et pourtant, je ne l’appréciais pas plus que ça. Je ne lui faisais même pas confiance. Ce n’était pas contre elle. Je n’arrivais simplement plus à accorder ma confiance, que ce soit à un homme ou une femme. Et puis, elle m’avait blessé - même si je savais qu’elle m’avait dit ça pour mon bien. Son manque de compréhension me heurtait à essayer de la connaître plus. J’étais heureuse de la quitter. Elle se détacha enfin de moi et me regarda, les yeux brillants. J’eus envie de lui rigoler au visage mais je restai impassible.
    « Tu m’appelleras, hein ? Et tu reviendras me voir.. ?
    - Bien sûr. »
    Elle eut un sourire heureux et me serra à nouveau dans ses bras. Elle était bien trop naïve pour quelqu’un de vingt-cinq ans. Je savais qu’à peine dans l’avion, son numéro de téléphone serait effacé de mon répertoire.

    Ces cinq heures d’avion m’avait épuisé. J’étais pressé de trouver un hôtel et de pouvoir dormir, dormir pendant des heures. Mon estomac était serré et je ne savais pas distinguer si c’était à cause de la faim - je n’avais pas mangé le plat répugnant qu’on m’avait servi dans l’avion - ou à cause de la nervosité. J’étais heureuse d’être à nouveau chez moi mais j’avais peur de découvrir ce que la ville qui ne dort jamais était devenue. Je franchis la porte de l’aéroport et la froideur de la nuit vint me souffler au visage. Je frissonnai et levai les yeux vers le ciel. Les étoiles scintillaient et semblaient me dire que tout allait bien. Rassurée, j’hélai un taxi. Je n’avais plus aucune idée de l’adresse des hôtels. Est-ce qu’il y en avait encore ? Alors quand le chauffeur me demanda où je désirais aller, je lui demandais simplement « l’hôtel le plus proche. » À travers la vitre teintée du taxi, je distinguai les bâtiments qui s’étaient crées. Mon cœur sautait de joie lorsque je reconnaissais des endroits que j’aimais et qui n’avait pas disparu. Mon cœur s’affaissait quand je constatais que tel endroit ou tel bâtiment avait disparu. Je reconnaissais à peine Manhattan quand on le traversa. J’étais perturbée. En cinq ans, New-York avait tellement changé. J'avais l'impression d'être dans une ville complètement différente. Soudain, je regrettais d’être partie. Je me rendais compte que j’aurais voulu être là durant la reconstruction. Mais je savais que ça aurait été trop dur pour moi. Je n’aurais pas supporté de revoir les endroits que j’avais parcouru, main dans la main, avec mon ex-mari. Je reportai mon attention sur le chauffeur qui tapotait sur le volant, attendant patiemment que le feu rouge passe au vert.
    « Excusez-moi.. Est-ce que vous savez si Greenwich Village existe toujours ? »
    Il me regarda à travers son rétro intérieur et secoua le visage.
    « Non.. Du moins, tous les anciens immeubles ont été détruits.. Mais c’est en reconstruction. »
    J’hochai la tête et me détournai pour cacher les larmes qui me montaient aux yeux. Puis, j’étouffai un rire sarcastique. Ainsi, il n’y avait plus aucune trace des quelques mois de mon mariage avec lui. Sauf mon alliance. Et les bons souvenirs. Mais même les bons, je préférais les effacer. Instinctivement, je glissai mon annulaire dans l’alliance, accrochée à un pendentif que je portais toujours. J’étais de retour à New York, bien trop différente de celle que j’avais quitté, et j’allais certainement revoir Désiré. Au fond de moi, mon estomac se resserra encore un peu. Et j’étais persuadée que ce n’était pas bon signe.
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Patience E. Delaney
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MessageSujet: Re: TIFFANY D. OWENS   Mer 29 Avr - 12:01

J'adore ta présentation; ma belle =3

C'est fou comme Tiff' a évolué !
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Tiffany Delfina Owens
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MessageSujet: Re: TIFFANY D. OWENS   Mer 29 Avr - 12:13

    Merci beaucoup (l)
    Ouais, j'aime bien la voir comme ça ( aa )
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