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 PED; fake it like you mean it.

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Patience E. Delaney
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MessageSujet: PED; fake it like you mean it.   Sam 18 Avr - 21:32


    NOM : Delaney. Autrefois, ce fut le nom d'un acteur les plus réputés des USA; mon père. Aujourd'hui, il n'est pas totalement oublié, mais assez pour qu'on ne me fasse plus de réflexions à ce sujet.
    PRÉNOM (S) : Patience Elizabeth
    ÂGE : 25 ans; bon sang, je me fais vieille ! Et pourtant, je ne me suis jamais mieux sentie dans ma peau. Il m'a fallu 23 ans pour trouver une certaine stabilité, et je n'ai pas l'intention de le laisser tomber.
    SITUATION PROFESSIONNELLE :
    Je suis la propriétaire du Old Yorkers; même si vous ne m'y verrez que rarement. J'envisage également d'acheter une partie du second étage du centre commercial pour pouvoir y faire un restaurant... mais ce n'est qu'un projet.
    HABITIEZ-VOUS NEW YORK AVANT LA DICTATURE ? : Oh, pire. J'y habitais pendant.
    AVEZ-VOUS QUITTÉ LA VILLE DURANT LES QUATRE ANS QUI ONT SUIVI LA DICTATURE ? : Bien sûr. Comme beaucoup, la première chose que j'ai fait, c'est prendre la voiture, et m'éloigner. Allez loin, loin, loin. Je suis allé en voiture jusqu'en Californie. Et devinez quoi ? Je n'y ai pas passé plus de vingt quatre heures. Après tout, NY avait toujours fait partie de mon coeur. Elle avait sombré, certes. Mais quand un ami va mal, le laisse-t-on tomber pour autant ? Cependant, je n'ai pas souhaité dire à mes amis que j'étais revenu. A chaque fois que je les ai vu, c'était... pendant « mes vacances ».

Si vous me connaissiez il y a cinq ans, vous ne me reconnaitriez pas. Je suis plus... mature, et responsable. La dictature m'a brisée, mais en même temps que NY a choisi de se reconstruire, j'ai fait de même. Je suis devenue sereine, calme. Moi qui avait tendance à m'énerver facilement, je suis tout le contraire. Je cherche plus à comprendre ce qu'il passe avant de crier, tandis qu'avant, c'était l'inverse. Je prends les choses tellement mieux; il faut dire que j'ai pris confiance en moi. Avoir changé d'entourage m'a beaucoup aidée. J'ai plus ou moins papillonné entre différents groupes d'amis, mais depuis que je me suis posée avec Julian, j'ai fait le tri dans mes amitiés. Tant professionnellement que amoureusement, je suis épanouie. J'ai gardé certains de mes défauts; rassurez-vous ! Je parle plus de ce qui peut éventuellement ne pas aller dans ma vie; pourtant, je reste très secrète. Mes amis - datant de la dictature - ne savent pas que je suis à NY; et mon compagnon n'a jamais entendu parler de mon grand amour. De plus, je suis toujours aussi possessive. Je n'en parlerai pas forcément, mais il ne faut pas dépasser certaines limites. De toute façon, même si je voulais le cacher, j'en serai incapable. Je suis d'une franchise à tout épreuve. Demandez à ma meilleure amie ! Je l'ai parfois profondément blessée, même en essayant d'y mettre les formes. Mais, de toute façon, si je ne disais pas ce que je pense, on me traiterait d'hypocrite. Alors; à quoi bon ? Par ailleurs, je sais très bien me faire pardonner. Attentionnée, je cherche toujours le petit cadeau, ou l'attention qui fera plaisir. Et puis, de toute façon, je n'ai aucune intention de changer. Après tout, si j'ai encore des amis, c'est que je suis parfaite comme je suis.


Dernière édition par Patience E. Delaney le Dim 19 Avr - 17:11, édité 4 fois
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Patience E. Delaney
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MessageSujet: Re: PED; fake it like you mean it.   Sam 18 Avr - 21:33

11 septembre 1989 : Naissance de Patience E. Delaney

L'importance de cet événement est évident. C'est là que tout commence.

5 août 2004 : Décès de Noah Delaney

Noah était mon frère. Il avait cinq ans, et est mort par ma faute. Je le gardais, un été à la maison. Nous étions entrain de jouer près de la piscine. Le téléphone a sonné, et je lui ai demandé de rester loin du bord de la piscine, et suis partie répondre. Le coup de fil a duré... quelques secondes, à peine. Mon père qui me prévenait qu'il rentrait. Quand j'ai raccroché, j'ai remarqué que c'était silencieux. Etrangement silencieux. Le temps que je me jette de la piscine, et le ressorte de l'eau, il était trop tard. Je connaissais les gestes de secous, je les ai apppliqué, et pourtant... cela n'a rien changé. Je m'en suis longtemps voulue, mais je commence à mieux gérer sa mort, même si je pense à lui tous les jours. Je sais désormais que rien n'était de ma faute. Ou presque.

Ete 2005 : Rencontre avec Matthew Owens

Il est l'explication de ce que j'ai été jusqu'en 2009. Ca, plus mon caractère, je suppose. Nous nous sommes beaucoup aimés cet été-là, mais il a coupé les ponts par la suite, et j'ai eu tellement de mal à m'en remettre, qu'il a fallu que je le retrouve pour l'oublier. Mais au final, je ne regrette rien de ce qui s'est passé entre nous. Il m'a rendue plus forte; m'a apprise à me méfier des gens. Mais aussi à leur ouvrir mon coeur, quand il le faut.


2 Août 2008 ; Dictature de X.

Comme pour tout ceux qui l'ont vécu, c'est probablement l'évenement le plus marquant de toute ma vie. Cependant, malgré toutes ces horreurs, je crois que j'ai vécu l'une des périodes les plus heureuses de ma vie. C'est pendant cette dictature que j'ai rencontré Valery... mais c'est une autre histoire. J'ai passé un an à me sentir étouffée, moi qui était si avide de liberté. J'ai passé un an à mentir, à faire semblant d'aller bien quand tout allait mal... et pourtant, parfois, ce temps me manque.


Janvier 2009 : Rencontre avec Valery

Et si cette période me manque, c'est à cause de Valery, dont je n'ai plus aucune nouvelle. Nous nous sommes rencontrés au Madison Square Garden. Il m'a sauvée d'une attaque des cerbères de X, et nous sommes devenus inséparables. Il a pris soin de moi comme jamais personne auparavant et jusqu'à ce que Tiffany, sa future femme à l'époque, revienne, nous étions inséparables. Bon sang; comme je l'aimais...


Janvier 2009 : Enlèvement des parents de PED

C'est la raison pour laquelle vous m'avez longtemps vu à la télé. Si je tenais à ce que mes parents restent en vie, je devais faire semblant de le soutenir. Je n'en ai parlé qu'à une seule personne; Valery. Et puis, à la fin de la dictature, quand j'ai découvert la vérité j'ai tout avoué à December, ma meilleure amie. Mes parents étaient morts depuis le début, et je me retrouvais désespéremment seule;à 19 ans. Heureusement qu'elle a été là ! Ceci dit... si je découvre un jour qui était réellement ce dictateur, je vous promets que je le tuerai.


Février 2009 : Naissance de Noah

Il a beau être le fils de Deez; il est le soleil de ma vie. Je n'arrive pas à croire qu'il ait déjà cinq ans ! J'ai eu un petit peu de mal, au début. J'ai quasiment fondu en larmes quand Deez m'a demandée d'être la marraine. Moi ? Je trouvais ça ridicule. Je ne me sentais pas prête à avoir un rôle si important dans la vie de quelqu'un; et pourtant... Après une légère mise au point avec Deez, je me suis réellement investie, et je le vois tous les mois ! Bien sûr; ce n'est que parce que December ne sait pas que je suis à NY. Mais je prévois de lui avouer bientôt, et ainsi je pourrai le voir chaque semaine; mon petit bout d'chou.

Avril 2009 : Mort de la mère de Valery

Aussi triste que ce moment ait pu être, il fut également le plus passionné de tous. Au lieu de se tourner vers sa femme, Tiffany, il est venu vers moi. Nous nous sommes avoués nos sentiments, et... ce fut la plus belle nuit de toute ma vie. J'aime Adrian; ce n'est pas contre lui que je dis ça. Mais c'est différent. Ceci dit, cette nuit fut également la nuit où j'ai perdu une amie, Tiffany, presque perdu un, Désiré, et surtout où j'ai perdu la seule personne qui me permettait de tenir encore debout; Valery. Aujourd'hui, cependant, je vais mieux. Grâce à David, et Adrian; principalement.

Décembre 2011 : Ouverture du Old Yorkers

C'est à partir de ce moment où j'ai vraiment commencé à me reconstruire. J'avais signé le bail cinq mois plus tôt, et un contrat avec moi-même par la même occasion. Au fur et à mesure que je me voyais mon projet naitre, et s'épanouïr, je grandissais, murissais, et changeais du tout au tout. Ce jour-là, c'est la Patience heureuse qui est arrivée.

Mars 2012 : Rencontre avec Julian

C'est le premier garçon qui m'a réellement attirée depuis Valery. Je suppose que c'est la raison pour laquelle nous avons mis tant de temps à se mettre ensemble. Aujourd'hui, c'est avec une tendresse inébranlable que je repense à ce jour.


Dernière édition par Patience E. Delaney le Lun 20 Avr - 22:03, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: PED; fake it like you mean it.   Sam 18 Avr - 21:33

Vous êtes restés dans la ville durant ces cinq années : Racontez-nous l'évolution de la reconstruction et les sentiments par lesquels votre personnage a pu passer, en 15 lignes environ.

Assise sur le rebord du toit de l'immeuble où je vivais, c'est avec une étrange fierté que contemplais la ville. Je n'arrivais pas à croire tout ce qui avait changé en cinq ans. Suite à l'annonce de la fin de la dictature, la réaction de beaucoup avait été de tout détruire. D'autres avaient fui; et pour d'autres encore, rester avait été une évidence. A moi seule, je remplissais ces trois catégories de personne. Et dans cet ordre. Le jour où la nouvelle était tombée, un message sur mon répondeur était venu assombrir ce beau jour; cette nouvelle ère qui commençait. « Le jour où tu t'aies rendu, où tu as accepté de te soumettre à X., tu t'en rappelles ? C'est ce jour-là qu'il a tué tes parents. » Pour faire court, X. avait kidnappé mes parents, et m'avait promis de les laisser vivants si je prônais ses idées. Évidemment, j'avais accepté. Et voilà que la vérité me tombait dessus. En réalité, je n'étais pas surprise, mais j'ai eu une réaction... disproportionnée, dirons-nous. Quand j'en ai eu fini, mon appartement de la 5eme avenue ressemblait... à un chantier de démolition. Évidemment, je m'étais un peu blessée dans mon entreprise, mais rien de bien grave. Quelques égratignures par ci, par-là; et un poignet foulé. Comme je ne doutais pas que les lignes seraient saturés dans un tel moment; j'envoyais un e-mail à ma meilleure, la prévenant que je partais, et que je l'appellerai quand je saurai où je résiderais. En raccrochant, je composais un numéro avant de me souvenir que c'était inutile. Je n'avais plus que December, et Noah, son fils, désormais. J'avais perdu tous mes amis dans cette dictature, et ce qu'il restait de ma famille. Je me retrouvais donc seule. Psychologiquement, en tout cas. Je prenais ma voiture, et me dirigeais sans hésitation vers la Californie. Je n'étais pas sûre que ce soit là que je souhaitais vivre; mais c'est le seul état qui me faisait penser au mot « Liberté »; à part peut-être Vegas, mais je n'étais pas d'humeur à jeter mon argent par les fenêtres. J'arrivais donc au bout de quelques jours en Californie. Et à peine avais-je traversé la frontière que je faisais demi-tour. Ma place n'était pas là. Je pouvais repartir à zéro à NY. La ville n'allait-elle pas devoir faire de même ? Je ne me sentais, cependant, pas prête à revoir mes amis; December, et Noah; en fait. Désiré avait été un amant, puis était devenu mon ami, mais... j'avais commis une erreur, une grave erreur. Et nos relations étaient encore tendues. Pourtant, ce fut son nom que mon portable afficha.

Mais je m'égare. Une réunion fut organisée pour que ceux qui choisissaient de rester puissent choisir ce qui allait se passer. Nous ne furent que cent; deux cent peut-être, mais pas beaucoup plus. Je restais en recul, ne souhaitant parler à personne pour le moment. Je n'étais pas sure de ce que je voulais, ni si j'étais capable de parler à quelqu'un d'autre que Désiré. La nouvelle qu'il m'avait apprise avait eu raison de moi, et seul le fait que j'avais mon appartement à nettoyer de fonds en comble me permettait de ne pas me morfondre toute la journée. Il fut décidé que beaucoup de choses seraient détruites. Toutes celles touchées par X; la majorité de la ville. Mais cela se ferait progressivement, et tout serait reconstruit; sur une période plus ou moins longue. Je ne crois pas qu'un seul vote fut contre cette décision. Je ne crois pas qu'un seul New-Yorkais ait hésité. Quoiqu'il en fut; le lendemain, les bulldozers étaient en marche. Je ne sais pas pour les autres, mais voir cette ville réduite à néant – même pour une 'bonne cause' – me brisa le coeur; si tant est que ce soit possible de le briser encore plus qu'il ne l'était. Je n'avais pas toujours connu cette ville. J'étais de Los Angeles; de Canberra, mais pas de NY. Et pourtant, cette ville était chez moi. Il n'y avait que là que j'avais l'impression de me trouver au bon endroit, au bon moment. Pendant quelques mois, ce ne fut que destruction sur destruction. Et je peux en dire pareil de ma vie... Mais pour ça, revenons en à Désiré, et sa nouvelle.

FLASHBACK


« Désiré ? December et Noah vont bien ?
- Oui. Mais il faut que je te parle...
- Maintenant ?
- Il faudrait que tu rentres à NY. Je ne peux pas te dire ça par téléphone...
- Désiré. Tu saurais garder un secret à Deez ?
- ...
- Je suis encore à NY. Je t'expliquerai. Rejoins moi à mon appartement, quand tu veux.
- J'arrive. »

Je raccrochais. Si il cherchait à m'inquiéter, c'était réussi. Même si officiellement tout allait bien, il me faisait sentir que je n'étais pas tout à fait pardonnée pour avoir couché avec son meilleur ami, qui se trouvait être le mien également; mais surtout qui se trouvait être marié à la meilleure amie de … Désiré. Je confirme; ma vie tend à se confondre avec les feux de l'amour. En attendant qu'il arrive, je cherchais quelque chose à lui proposer à boire... Dieu merci; il me restait quelques bières. Par contre, mieux valait qu'il ne s'attende pas à un appartement bien rangé... On aurait plutôt dit un appartement en « destruction ». Je haussais les épaules. J'avais un appartement, c'était déjà ça. Bien évidemment, je ne me faisais d'illusion. Si j'agissais ainsi, c'est tout simplement parce que je ne voulais pas penser à ce que Désiré pouvait bien vouloir me dire. Je n'avais aucune idée de ce que cela pourrait être, ou de qui cela pouvait concerner. Un nom tentait de se souffler dans mon esprit, mais je refusais de le dire, ou même le penser. J'avais eu des semaines d'entraînement devant moi. J'arrivais même à ne plus voir son visage. Sauf la nuit; mais je n'avais jamais été une grande dormeuse, insomniaque sur les bords. Le bruit que produit la main de Désiré contre la porte me fit sursauter. Je m'étais habituée à vivre seule, sans personne pour me déranger. J'inspirais, et me dirigeais vers la porte. Je crois que ce ne fut qu'en l'ouvrant, et apercevant Désiré que j'ai compris. Du moins, que j'ai réalisé. C'était fini; nous étions libre. Ce n'était plus illégal de lire du Victor Hugo, ou d'écouter the All-American Rejects. Bon sang; nous pouvions presque faire tout ce que nous voulions ! Cela amenait le risque, bien sûr, de certains excès, mais je savais que, pour ma part, la peur de retourner à cet enfer, pour tenter le diable. Je ne pus m'empêcher de serrer Désiré dans mes bras. Après tout, c'était cette dictature qui avait provoqué notre séparation. Je n'avais aucune envie de retourner avec lui; et même si cela avait le cas, je n'aurai rien tenté pour ma meilleure amie, December Swan; mais c'était bon de savoir que nous avions eu raison – par je ne sais quel miracle – de ce qui avait eu raison de nous.

« Nous sommes libres, Désiré. Tout est fini. Nous sommes libres, tu te rends compte... »

Il se détacha de moi, et m'invita à le suivre sur le canapé; ou ce qu'il en restait, sans un mot.

« Patience... je ne sais...
- Fais vite. Si c'est une bonne nouvelle, ce dont je doute, autant la dire rapidement. Si c'est le contraire; ça sera douloureux dans tous les cas.
- Il est parti.
- Qui ? … Non.
- Je suis désolé. »

Et je suis partie. Comme j'avais pris l'habitude depuis trois quatre ans, quand un problème arrivait, j'ai fui. C'est tellement plus facile... Avec le recul; je sais que j'avais tort. J'ai même tendance à affronter mes problèmes maintenant. Une vraie évolution. Ceci dit, le lendemain, j'ai appelé Désiré pour m'excuser et lui demander de venir boire un café.

/FLASHBACK


Me reconstruire fut d'autant plus difficile que pendant un an et demi, je voyais Désiré pour qu'il me donne des nouvelles de Valery. Je pense qu'il ne me disait pas tout, et je suis certaine que je peux lui en être reconnaissante. Ceci dit; cela nous a rapproché; et même si je suis encore aujourd'hui incapable de pardonner Valery, je crois que son départ me fut bénéfique. Au fur et à mesure que je voyais la ville se détruire, j'apprenais à gérer l'absence d'une personne qui était devenue en quelques mois une part entière de la personne qui j'étais. Je pense que c'est durant cette période que j'ai le plus évolué. Chaque brique que les bulldozers abattait, était un objectif que je me fixais. Mettre ses photos dans une archive enfoncée au fin fond de mes dossiers. Déposer les affaires qu'il avait laissé chez moi au secours catholique. Ne plus prendre de ses nouvelles que toutes les deux semaines. Tous les mois. Tous les trimestres. Et j'y suis arrivée. Durant mes rencontres avec Désiré, nous passions plus de temps à parler de sa vie; de la façon dont je gérais la mienne... Valery n'était même pas un sujet que j'envisageais secrètement d'aborder. Je n'étais indifférente; soyons honnête. Mais il n'était plus qu'un souvenir que je ne cherchais même pas à entretenir. C'est à peu près à cette période que le maire de la ville à proposer de construire la mairie; estimant qu'il était temps que cette ville renaisse totalement. Le jour de cette annonce, j'ai signé le bail sur un coup de tête du Old Yorkers.

Je ne savais pas vraiment ce que je voulais en faire, mais av oir un projet m'aiderait. Tout d'abord, il faudrait rénover tous les branchements d'éléctricité, de gaz, et d'eau. Cela me donnait assez de temps, au final; pour trouver ce que je voulais faire. Un matn, je me levais, et ce fut une évidence. Un bar dansant; qui rendrait honneur aux NY qui sont restés, qui n'ont pas fui. Désiré m'a fait remarqué que cela faisait penser que je faisais ce bar contre Valery. Peut-être était-ce le cas. Mais ce que je sais, c'est que je n'ai jamais été aussi heureuse que le jour où mon bar à ouvert. J'aurai aimé invité December, mais j'aurai du lui dire que j'étais là; et je ne me sentais pas encore prête. Ma vie reprenait forme, et la ville aussi. La 5th avenue se reconstruisait, et 'on pu bientôt y loger tous les New Yorkais qui étaient restés. David, mon meilleur ami et ex-petit-ami, m'encourageait d'ailleurs. Mais... il me semble que je ne vous ai pas encore parler de lui.

FLASHBACK


Je ne vais pas vous raconter comment nous sommes rencontrés, comment notre relation s'est déroulée car, elle n'a pas duré bien longtemps, et était une erreur à mon sens. Je vais plutôt vous narrer le jour où nous avons décidé d'être amis. Même si nous étions ensemble, nous n'étions pas le genre de couple qui passait tout leur temps ensemble; bien au contraire. Un soir, fin août, je l'appelais et lui demandais de me rejoindre à mon appartement. Il accepta, il devait lui-même me parler. Vous savez ces moments de malaise que vous avez quand vous devez annoncer une mauvaise nouvelle à quelqu'un que vous appréciez ? C'était exactement ça que nous ressentions. Nous en avons parlé par la suite, et en rigolons d'ailleurs régulièrement. Il n'empêche que ce soir-là, nous étions particulièrement gênés. Il entre sans frapper; sachant pertinemment que la porte était ouverte. Assisse sur le canapé, je nous avais servi deux verres de vin rouge, et était particulièrement concentré sur le mien. Il me fit sursauter en me saluant. Sans même se consulter, nous éclatèrent tous les deux de rire. Avais-je raison de prendre cette décision ? Après tout, je me sentais bien quand j'étais avec lui. Nous pouvions parler pendant des heures, les moments que nous passions dans les draps l'un de l'autre n'étaient pas désagréables, mais il manquait quelque chose. Et de toute faon, j'avais été très claire sur le fait que mon cœur ne lui appartenait pas. Mon cœur n'a d'ailleurs appartenu à personne avant ce mois de mars 2012... mais c'est une autre histoire. Revenons en au fait. J'observais son attitude. Il semblait lui aussi un peu nerveux. Je l'invitais à s'assoir, et nous discutèrent un instant. Puis, vint le moment fatidique...

« Il faut qu'on parle. Non; toi d'abord. D'accord. » Bien que gênés, nous n'avons pu nous empêché de rire. Toute cette conversation se fit à l'unisson. «  Vas-y. Je crois qu'il faudrait mieux que... »

Nous avons rapidement compris ce que l'autre tenait nous dire, et le soulagement ne tarda pas. Nous n'étions pas faits pour être amants, mais pour être amis. Nous avons passé le reste de la soirée à discuter de tout et de rien, et il était tellement tard quand on se rendit compte de l'heure qu'il resta chez moi... en ne partageant que mon lit, cette fois. Depuis ce jour, nous nous sommes rapprochés et sommes désormais les meilleurs amis du monde.

/FLASHBACK




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MessageSujet: Re: PED; fake it like you mean it.   Lun 20 Avr - 22:04

Jamais je n'aurai imaginé qu'il fallait tant d'autorisations, de permis de construire, et de décorations possibles, et nécessaires pour pouvoir ouvrir un bar. Mais j'ai réussi, et c'est au mois de décembre de l'année 2011 que j'ai enfin pu l'ouvrir. Je craignais que December y emmène Désiré, mais celui-ci l'en dissuaderait surement puisqu'il connaissait mon secret. De plus, leur fille, Aliénor était née en juin; et je doutais qu'ils la laissent déjà en compagnie d'une nourrice. C'est ce soir-là que j'ai rencontré l'une de mes amies les plus proches, Celia Next. Journaliste, elle souhaitait m'interviewer. J'ai refusé; ne souhaitant pas que mon nom soit divilgué dans la presse. Non seulement cela me rappelait le temps où je faisais parti des sbires 'forcés' de X., et je ne souhaitais pas non plus d'une pseudo notoriété qui m'agaçerait plus qu'autre chose. Après qu'elle ait découvert pourquoi, elle me promis de ne pas divulguer mon nom; promesse qu'elle tenue. Et depuis ce jour, nous sommes amies. A l'aube de 2012, la ville elle aussi avait bien avancé. Des gens commençaient à y revenir, même si le vrai boom n'a eu lieu que cette année, en 2014. La mairie était achevée, et tandis que le projet de transformer le MET en centre commercial commençaient à venir à nos oreilles, un hôtel vit le jour, ainsi que d'autres petites boutiques. NY reprenait vie, enfin.

Quelques mois plus tard, en mars 2012, je rencontrais Adrian. Mon meilleur ami, qui avait pris l'habitude de célébrer tous les week-ends le fait que le Old Yorkers était le mien – et qui le faisait souvent en ma compagnie – avait eu le malheur de tomber sur un des rares contrôles de police, alors qu'il avait pris sa voiture. Il m'avait donc appelée le lendemain matin du commissariat pour que je vienne de le chercher à la sortie de sa garde à vue. Toujours éméché, et surtout très taquin, il a choisi le premier inconnu qu'il a croisé, et lui a dit que je lui plaisais. Par chance, c'est tombé sur Adrian; une personne charmante, et séduisante, mais surtout tellement plus une fois qu'on commençait à le connaître. La réaction qu'il eut m'étonna, d'ailleurs. Il rigolo, et répondit :

« Dans ce cas, je te donne mon numéro. Je compte sur toi pour lui donner, et lui dire de m'appeler. »

Il m'adressa un sourire, et alla voir à l'officier. Je donnais un coup de coude dans les côtes de David, lui disais de jeter ce numéro dans la première poubelle qu'il trouverait, et le faisais monter dans ma voiture. Naturellement, il ne le fit pas, et pire, prévu même un rendez-vous. Il me donna rendez-vous dans un restaurant de la ville près de Times Square. Au moment où j'entrais dans ce restaurant, Adrian se leva, et se dirigea vers moi avec un sourire. Je lui demandais des explications, et il me racontait. J'éclatais de rire, et acceptais de passer la soirée avec lui. Cependant, ce n'est que quelques mois plus tard que je me suis mise avec lui. Pourtant, à la fin de la soirée que nous avons passé ensemble, je n'avais aucun doute que je pourrai tomber amoureuse de lui. Depuis, ce que je vis ne s'apelle plus se reconstruire, mais construire tout court. Construire un avenir, une vie... Et New York fait de même.
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